Alors, elles se sont passées comment ces vacances d’été ?

En ce jour de reprise du travail, on n’échappe pas aux récits et commentaires des collègues. Entre fanfaronnades et vacheries.



Inutile de se mentir en ce premier jour de reprise du travail. Comme la plupart de vos collègues, vous êtes profondément déprimé. Et ne vous ne laissez pas abuser par les fanfaronnades de Le Guillou du marketing (« En pleine forme pour une nouvelle année de travail intensif ! », « J’ai eu plein d’idées pour réorganiser le service ! », « Je commençais à trouver le temps long »blablabla…) : Le Guillou ment. Et même s’il a couru les cybercafés sardes pour relever sa boîte mail, histoire de ne pas lâcher complètement  l’affaire, la fin des vacances l’a replongé dans l’humeur caractéristique du petit garçon mélancolique le matin de la rentrée des classes.

La DRH, elle, garde la pêche. Comme tous les ans, elle fait le tour des services pour exhiber son bronzage « brugnon mûr » et jauger le moral des troupes. C’est dans le bureau de Martinon, le directeur des ventes qu’elle a passé le plus de temps. Mains calleuses, visage amaigri, contusions multiples…Martinon est revenu très diminué de ses congés.  Cela fait maintenant 7 étés qu’il s’obstine à retaper lui-même une « adorable bergerie limite nord-ouest du Luberon ». Et cette année, il attaquait la toiture…Aux dernières nouvelles, sa femme et ses 2 filles ont pris 2 décisions importantes :

  • Elles refusent désormais de franchir les portes d’un magasin de bricolage.
  • Elles se sont renseignées auprès  d’un agent immobilier local sur le prix de vente d’une ruine très partiellement restaurée « en limite nord-est du Luberon ».

Martinon a accusé le coup. Surtout qu’il a surpris la petit dernière demander à sa femme : « dis maman, tu ne trouves pas que papa il est un peu comme le bossu de Jean de Florette ? »

A la DAF, c’est la bande des marcheurs qui monopolisent les conversations. Comme tous les ans, ils se livrent à un audit scrupuleux de leurs treks respectifs. Le professionnalisme des guides dans l’Atlas marocain, les trainards (« cette année, on a eu droit à 2 cadres de l’aéronautique, de vrais boulets ! »), la beauté de Rana Tharus, ce peuple « meeeeerveilleux » qui vit dans les contreforts des Annapurnas… Un conseil, s’ils sont attablés à la cafétéria et que la marche en conditions extrêmes n’est pas votre tasse de thé : fuyez.

Mais la meilleure de ce cru 2009 nous vient du bureau d’étude. La chef comptable, qui assume sa passion pour le naturisme avec un certain prosélytisme, a croisé bolelli, le nouvel ingénieur d’études dans une supérette nudiste du Cap d’Agde. « Ça restera notre petit secret », avait-elle promis. N’empêche, il a déjà eu droit à une trentaine de petits sourires en coin ce matin, Bolleli.

Allez, il va falloir s’y remettre : il parait qu’il y a une crise financière à surmonter.

Extrait des échos magazine

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