Nassau, paradis pirate

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Le Tigullio de Pippo

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Encore l’Italie….. il fallait combiner bref séjour, proximité de la France, mer ou lac, lieu jamais visité. La Ligurie est apparue très vite comme un point de chute judicieux. Plus particulièrement le Tigullio, petite province entre Gênes et Cinque Terre.  … Lire la suite

La guerre du pisco

La guerre du pisco

Le pisco est-il péruvien ou chilien ? Voilà une question qu’il vaut mieux éviter de poser. Ce cocktail est l’objet de nombreuses querelles entre ces pays qui en revendiquent tous deux la paternité. Il semblerait pourtant que cette boisson soit à la fois une spécialité péruvienne et chilienne…

« Beaucoup de Chiliens et de Péruviens disent que c’est leur alcool national mais ne connaissent même pas la recette ou ses variantes d’un pays à l’autre ! », s’amuse Jérôme Reynes. Installé au Chili depuis dix-sept années, ce Français a d’abord ouvert plusieurs restaurants gourmets à Santiago avant de se lancer dans le vin et les cocktails. Autour d’un bon pisco, il m’en explique l’histoire, insistant sur l’unité géographique qui existait à l’époque entre le Pérou, le Chili et la Bolivie : « Tout a commencé dans la région de Potosi, en Bolivie, au milieu du XVIe siècle. Le travail dans les mines argentifères était si pénible que la seule façon de tenir était de boire de l’alcool. Pour s’approvisionner, on a d’abord essayé de transporter du vin à dos de mule mais le vin voyage mal. C’est un produit en fermentation qui contient du sucre et il pourrissait. Les mineurs ont donc pensé à distiller le vin de raisin blanc pour le transformer en alcool pur. »

Jérôme commande pour moi deux piscos, un chilien et un péruvien. Mais pas question d’en préférer un plutôt que l’autre : « Ils sont juste différents ! », dit-il. En effet, côté chilien, le pisco est gardé dans des barriques dont le bois est plus ou moins dense, et parfois de seconde main. En fonction du temps de conservation et du nombre de distillations, l’alcool est classé en fonction de sa pureté : transparente, de guarda quand il a été gardé six mois et envejecido pour une année. On obtient alors des alcools à 30°, 35°, 40° et même plus.

Au Pérou, où le bois est interdit, le pisco passe par des cuves en inox ou en plastique. Toujours à 42,5°, il est classé en fonction de sa saveur : le puroest l’équivalent du mono-cépage, l’acholado est le mélange de plusieurs raisins et le mosto verde est fait avec un vin plus sucré. « Les piscos péruviens sont en général plus aromatiques. Au Chili, il y a la recherche d’un alcool type vodka ou gin, doublement distillé ou triplement distillé, ce qui pour un Péruvien n’a aucun sens ! », résume Jérôme avant d’ajouter en guise de conclusion : « Tout ce que fait le chilien est absurde pour le Péruvien, et tout ce que fait le Péruvien est dépassé pour le chilien. Ici c’est une industrie et là-bas c’est artisanal. »

Pour Jérôme, le pisco a un potentiel qui mérite d’être exploité : « Il n’a rien à envier au rhum ou à la tequila ! » Dans son bar-restaurant La República Independiente del Pisco, il propose une liste surprenante de dégustation : « Je fais des cocktails pensés en fonction d’un pisco en particulier. Par exemple, selon l’arôme, j’y ajoute du romarin ou j’y fais macérer de la cannelle, des fruits rouges, des feuilles de coca, ou encore de l’ aji (piment chilien et du péruvien). Ce dernier est mon favori ! Il est servi avec de l’eau tonique, de la glace et du citron, c’est vraiment extraordinaire ! »

Jérôme oublie de signaler quelques informations supplémentaires, peut-être parce qu’il vit aujourd’hui à Santiago : le pisco est devenu la boisson nationale péruvienne soixante ans avant le Chili. Mais que cela ne vous empêche pas de l’apprécier que vous soyez à Lima ou à Santiago ! Si vous êtes encore novice dans la dégustation de cet alcool, commencez par une valeur sûre et immuable : la recette authentique et originale du pisco sour. En utilisant la barre Maurice, les proportions sont les suivantes : 3 volumes de pisco, 1 volume de citron et 1 volume de goma (sucre liquide), un peu de blanc d’œuf et d’amargo. Un délice… Salud !
Extrait du Blog du monde.fr: Décollage Immédiat par Géraldine Rué.

Aller au Chili :
TAM Airlines propose des liaisons quotidiennes au départ de Paris CDG vers Sao Paulo. A Sao Paulo, connexion vers Punta Arenas via Santiago avec LAN Airlines : www.tam.com.br
Prix : Vols Paris/Punta Arenas à partir de 1 259 €.
Découvrir le Chili : www.chiletravel.com
Découvrir la República Indemendiente del Pisco :
Calle José Victorino Lastarria 282, Santiago. Ouvert du lundi au samedi de 12:30 à 23:30 heures. Tel.: 02/2664 0584
www.facebook.com/chipelibrerepublicaindependientedelpisco
Découverte faite lors d’un voyage en Patagonie chilienne avec Allibert trekking : www.allibert-trekking.com/patagonie-chilienne