Il n’en restait plus qu’une

 

Mesdames , vous qui occupez un poste à responsabilités dans l’entreprise, la lecture de ce qui suit nuit gravement… au moral..

 

Oh ! On est évidement encore loin de la parité. Même avec une loi et des amendes à payer, les politiques n’y arrivent toujours pas . Alors pensez, dans l’entreprise. Pourtant, si on compare avec l’état major des années 90, il y a eu quelques progrès. Bon, rien d’équivalent à la photo du gouvernement, quand ils sont tous bien rangés devant l’Elysée, où les jupes rivalisent avec les costumes-cravates.Non.nous, nous en sommes plutôt à la photo de famille du G20 : Angela Merkel et l’argentine Cristina Kirchner perdues dsans un océan d’hommes.

Chez nous aussi , elles étaient 2 : DRH et dircom .Les affaires humaines et communicationnelles, c’est bien connu, les femmes y excellent.Ecoute, empathie et tout le tralala des qualités féminines usinées par des siécles de maternage.Il s’en est même fallu de peu qu’il y en ait eu une troisième l’an dernier, quand le directeur du marketing a été débauché par la concurrence. Connaître le client, ses goûts, ses habitudes, ça aussi les femmes savent faire, l’économie domestique a été leur grande école.Et puis ce n’est jamais que du fonctionnel. Mais au dernier moment, une histoire de copain de promo.Et hop, une cravate de plus. Donc, le compteur est resté bloqué à 2. Enfin jusqu’à ces derniers temps. Et puis là, coups us coup, 2 de chute.

Quand la crise a pointé, les ventes ont chuté, les stocks ont gonflés. Finalement ce fut très simple. En période de vaches maigres, la com, on coupe, les RH, on réduit à la hache. Du sanglant, du viril.La dircom fut logiquement la première à partir. « Rupture négociée. »Elle n’a pas été remplacée.

C’est un proche du directeur général qui occupe la fonction, ou plutôt qui cumule. Un vieux de la vieille. 15 ans de courbettes, ça devait payer un jour ou l’autre :toujours être là pour le boss, lui dire ce qu’il veut entendre, surtout quand tout va mal.

Bref, jusqu’au mois dernier, il en restait encore une. La caution. La vitrine. Presqu’une miraculée. Finalement, elle aussi a craqué. Faut dire que DRH par les temps qui courent, ce n’est pas très confort. Pourtant elle s’est accrochée. Elle a fini par jeter l’éponge.

Le boss a réuni l’état-major décapité et en panne de mixité. Appuyant son sourire télé sur les adjoints de la directrice déchues il a promis : « Oui, oui, vous aurez prochainement un remplaçant. »Là-dessus, il a demandé à son camarade, un professionnel du matriciel en 5 points assénés avec la certitude conquérante du faiseur d’opinion, mais pour l’heure placardisé dans une vice-présidence européenne de cabinet de conseil, de lui trouver la perle rare. « qu’est-ce que tu en penses, toi, pour remonter le moral de tes troupes en période de récession, il vaut mieux un homme ou une femme ? » a-t-il conclu, sans attendre la réponse. Un ange est passé.

Extrait des échos magazine

Laisser un commentaire