Le vieux métro argentin est promis à la casse

Se laisser bercer dans un wagon de la ligne A

Extrait du figaro.fr

Le maire de Buenos Aires a ordonné le démantèlement samedi de la plus vieille rame de métro au monde, construite il y a un siècle en Belgique. Les touristes comme de nombreux Argentins y sont pourtant très attachés.L’émoi est grand à Buenos Aires après la décision du maire de démanteler les rames de métro les plus anciennes au monde pour les remplacer par des nouvelles rames d’origine chinoise. Les wagons historiques de la ligne «A», la première ligne de métro de l’hémisphère Sud (1913), construits en Belgique par «La Brugeoise, Nicaise et Delcuve», sont très prisés des touristes et des Argentins. Ils en aiment les boiseries et la lumière feutrée des appliques en opaline au charme désuet.Pour éviter que ce métro parte à la casse samedi, plusieurs parlementaires ont présenté en catastrophe ces derniers jours des projets de loi et des recours en justice pour les sauver. Mais, en plein été austral, Parlement et tribunaux sont fermés. Et finalement c’est la présidente elle-même qui est montée au créneau, en souhaitant que ces wagons «puissent être réparés, restaurés, car ils font partie du patrimoine national».Rival de la présidente, le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, qui sort d’un long conflit avec l’État sur la gestion du métro de la capitale, évoque la sécurité des passagers. Un argument récusé par les amoureux de «La Brugeoise»: avec un seul accident avec des passagers à bord en un siècle, la ligne «A» s’avère la plus sûre de toutes les lignes de métro de Buenos Aires.

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