Les Lyonnais

Synopsis:

De sa jeunesse passée dans la misère d’un camp de gitans, Edmond Vidal, dit Momon, a retenu le sens de la famille, une loyauté sans faille, et la fierté de ses origines. Il a surtout conservé l’amitié de Serge Suttel. L’ami d’enfance avec qui il a découvert la prison à cause d’un stupide vol de cerises. Avec lui, inexorablement il a plongé dans le Grand Banditisme, et connu l’apogée du GANG DES LYONNAIS, l’équipe qu’ils ont formée ensemble et qui a fait d’eux les plus célèbres braqueurs du début des années soixante dix. Leur irrésistible ascension prend fin en 1974, lors d’une arrestation spectaculaire. Aujourd’hui à l’approche de la soixantaine, Momon tente d’oublier cette période de sa vie. Sa rédemption, il l’a trouvée en se retirant des « affaires ». En prenant soin de Janou, son épouse, qui a tant souffert à l’époque et de ses enfants et petits enfants, tous respectueux, devant cet homme aux valeurs simples et universelles, lucide et pétri d’humanité. A l’inverse de Serge Suttel, qui malgré le temps n’a rien renié de son itinéraire…

Critiques: du Nouvel Obs , par Nicolas Schaller.

Schéma rebattu du malfrat rattrapé par son passé que Marchal traite à sa manière: gueules burinées, répliques burnées et cernes du désespoir. Les acteurs font le job (mention spéciale à Patrick Catalifo en commissaire matois); le film, récit-puzzle de la vie de Momon, ne manque pas d’ambition. Et pourtant: on est plus dans un « Grand Pardon » sauce Marchal que dans son « Il était une fois en Amérique » dont rêvait le réalisateur. La faute à un montage en flash-back lourdaud qui sacrifie l’ampleur tragique au télescopage anecdotique des faits. Au final, « les Lyonnais » ressemble à la grosse bande-annonce du film qu’il aurait pu être.

 

Mon avis:

Ce film mérite largement le détour. D’abord pour sa distribution de premier plan. Tout le monde est à son meilleur niveau. Je mettrais, moi aussi, une mention spéciale à Patrick Catalifo.

Ce n’est certes pas le meilleur de Marchal. La série Braquo est beaucoup plus efficace, par exemple. Mais le talent est là, bien là. on attends avec une certaine impatience qu’il change de registre…

Ma note: 13/20.

 

 

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