S’offrir un café au distributeur est-il devenu un luxe ?

Machine à café La pause café semble elle aussi victime de la crise.

La pause-café n’a plus la cote. Le marché de la vente automatique – 625 000 machines en France – a enregistré 41 millions d’actes d’achat de moins en deux ans. « Les entreprises licencient, il y a donc moins de clients, forcément », explique Etienne Patouillet, le directeur des établissements du même nom, qui compte 2 000 distributeurs en province. Quant aux salariés qui ont eu la chance de garder leur emploi, ils rechignent à débourser 30 centimes d’euro, austérité oblige. Pour ne rien arranger, les cours du café ayant explosé, les tarifs risquent d’augmenter. « La machine à café, c’est le poumon de l’entreprise, et le moindre changement entraîne de véritables tensions sociales », s’inquiète Etienne Patouillet. Impossible d’augmenter les prix d’un ou de deux centimes d’euro seulement, car rendre la monnaie deviendrait irréalisable. L’augmentation pourrait donc être de 10 centimes au minimum : « Mais cela comporte un vrai risque, souligne le directeur de Patouillet, celui de franchir un seuil psychologique. »

Louise Couvelaire  extrait de M le Magazine du Monde.

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