Archives du mot-clé Argentine

Ici, c’est Boca!

La première association française de supporters de Boca Juniors vient de se créer à Paris, avec l’accord du grand club argentin.

Ici c'est Boca

 

Extrait du journal L’équipe, par Stéphane Kohler.

Dimanche soir, rue Dauphine à Paris, entre Odéon et les quais de Seine. Le quartier est désert, mais des chants s’échappent du Volver, restaurant argentin où une quarantaine de personnes regardent Boca Juniors-Velez Sarsfield. La voix du mythique commentateur Victor Hugo Morales surgit via Internet, mais en raison du décalage horaire avec les images diffusées par Ma Chaîne Sport, on lui coupe vite le sifflet. De toute façon, les odes à la gloire de Boca font déjà assez de boucan. La police passera deux fois pendant le match, sans doute prévenue par un voisin fan de River Plate.

Patron des lieux où Ezequiel Lavezzi et Javier Pastore viennent souvent déguster de pantagruéliques pièces de boeuf, Carlos Muguruza est presque en transe, maillot de Juan Roman Riquelme sur le dos. Il vient de fonder Xeneizes de Francia( Xeneizes qui signifie génois en dialecte de Gênes, la ville d’origine des fondateurs du club, créé en 1905), la première peña française des supporters de Boca, avec l’accord du grand club argentin qui ne comptais auparavant que deux peñas officielles à l’étranger (Paraguay et Japon).

« On avais l’idée depuis un an de monter quelque chose et d’avoir un lieu où on pouvait se retrouver tous ensemble, explique-t-il. Oscar Moscariello, vice-président du club, nous a dit oui, et il est même venu ici en juillet fêter le le lancement de la peña ». Contre une cotisation annuelle de 50 euros, les membres (une cinquantaine pour le moment, dont une trentaine d’Argentins expatriés) deviennent aussi socios de Boca et ont notamment droit d’assister aux matches du club à Buenos Aires, à la Bombonera.

Un voyage collectif est déjà programmé en mai 2014 pour le Super clasico contre River. Pour l’instant, on rêve depuis Paris, entre bières Qilmes et nostalgie du pays. « Ça fait trente ans que je vis ici et un endroit pareil, c’est merveilleux, confie Martin. La communauté peut se retrouver, échanger et surtout supporter Boca, le plus important! » Le premier but des joueurs de Carlos Bianchi déclenche une belle ovation, et Martina Moscariello, la fille du vice-président de Boca, a le sourire communicatif. « Je suis costumière à Paris depuis cinq ans, mais la Bombonera me manque tellement. Alors ici, c’est parfait! » Velez reste dans le match, égalise et les quolibets se multiplient contre l’arbitre et l’adversaire dans une mauvaise foi réjouissante et canaille. « On est très fiers de représenter Boca en France, assure Muguruza, mais on accepte, aussi au restaurant les fans de River, pour les narguer bien sûr. » Finalement, Boca s’imposera 2-1, et reste loin devant River au classement. La soirée parfaite, en somme.

 

Le club de football de River Plate ouvre une université

River Plate, un des clubs les plus populaires du football argentin, a ouvert son université sous les gradins de son stade mythique, le Monumental, qui accueille à chaque rencontre près de 65 000 supporteurs. C’est, selon la direction, la première université au monde située au sein d’un club.

Il complète ainsi le système éducatif argentin qui va de la crèche au diplôme universitaire. Mais l’université privée a aussi un coût : les étudiants doivent débourser 1 700 euros par an. Et pour le moment, 70 élèves sont inscrits pour recevoir des cours de gestion, de marketing du sport ou encore d’éducation physique.

Le Monde.fr

« Des pièces, des cailloux, des boulons ».

Parque RocaExtrait du Journal l’Equipe du 05 avril 2013.

Gilles Moretton, aligné en double lors du premier Argentine-France, en 1982, n’a pas davantage oublié l’ambiance bouillante que les autres acteurs ou observateurs de ce premier tour.

A l’époque, la coupe Davis vivait dans une ambiance aussi feutrée que le gazon de Wimbledon mais connaissait, parfois, selon la destination et toujours loin des caméras, quelques jolies accès de fièvre. Ah, Rome, Asunción, Bucarest…Pour son premier tour sur le continent sud-américain, l’équipe de France de Jean-Paul Loth a eu droit à une rampe de lancement mémorable vers la finale(perdue), de Grenoble, en fin de saison contre les américains…

  • Gilles Moretton (vainqueur du double avec Noah): « Nous étions un groupe commando, refermé sur lui-même pendant la préparation. Avant le match, tout s’était déroulé très sereinement. Dans l’équipe, il n’y avait aucune tension, ce qui ne sera pas le cas quelques mois plus tard, en finale à Grenoble. On était en territoire étranger mais pas hostile. Il faisait beau, les oiseaux, chantaient, le cadre du club était magnifique. Mais dès que les matchs ont commencé la tension et la pression ont été très, très fortes. Je n’avais jamais vu ça. On nous balançait des trucs sur le court. Des pièces, des cailloux, des boulons. On n’a jamais eu vraiment peur physiquement, c’était en extérieur et c’est différent de ce que j’ai pu connaître dans certaines salles de basket (il est aujourd’hui président de l’ASVEL), où on est enfermé. En tout cas cette ambiance correspondait bien au tempérament de Yannick, qui savait se nourrir de ça. Et son match contre Vilas le vendredi avait été un énorme combat. Le lendemain, en double, je  me souviens avoir été à un moment saisi d’angoisse. Quand tu rentres à froid dans une ambiance comme ça…C’est chaud! J’ai dû commettre trois doubles fautes de suite dans un jeu. C’est un truc que tu ne maîtrise pas, qui te tombe dessus. Heureusement j’ai réussi à dissiper ça, aussi grâce à l’aide de Yannick, qui m’avait beaucoup parlé ».

 

  •   Philippe Bouin (reporter pour l’Equipe): » Il faisait une chaleur à crever. C’était la première vraie sélection de Thierry Tulasne. Avant, il avait joué contre le Japon mais là, en Argentine, il gagne un point important contre Cano qui, même si ce n’étais pas un génie, n’était pas facile à battre. A l’époque, on n’avait pas l’habitude en Coupe Davis d’ambiances aussi débridées. Il y avait des chorales de supporters dans ce court qui ressemblait un peu au court numéro 1 circulaire de Roland Garros. Ils étaient tous carrément à la botte de Vilas, qui les faisait chanter, s’arrêter, qui les calmait… Cela dit, Vilas n’a jamais encouragé l’énervement mais le match Vilas-Noah a vraiment été très chaud car Noah a vraiment  secoué Vilas. A cette époque, en Coupe Davis, il y avait une pause à la fin du troisième set. Et là, ils avaient largement arrosé le court pour le ralentir et défavoriser Noah! Je me souviens de Jean-Paul Loth: toujours très officier allemand avec son col de chemise remonter pour abriter sa nuque! Il était un peu écarlate mais le port de tête toujours digne! J’avais eu des emmerdes avec Vilas à cause d’un article. J’avais dicté à la sténo: »Vila, qui commandait au doigt et à l’œil sa marmaille… » mais la sténo avait écrit « sa racaille »! Vilas me l’avait reproché plus tard…A part ça, j’ai été fabuleusement marqué par les steaks argentins! »

 

  • Robert Laurens (kiné de l’équipe de France): « il y a deux rencontres qui restent vivaces dans ma mémoire. Ce match de Buenos Aires en 1982, et celui d’Asunción en 1985. La différence c’est que, en Argentine, on n’en menait pas large dans les tribunes mais qu’à la fin tout s »est bien passé malgré notre victoire alors que, au Paraguay (malgré la défaite), on a fini enfermé dans le vestiaire avec la police pour nous protéger et avec Hervé Duthu (commentateur TV de l’époque) .K.O. sur le carrelage ( il avait reçu un coup de point d’un supporter paraguayen). Mais, oui, c’était chaud en Argentine, à tel point que Vilas, un vrai monsieur que l’on connaissait bien et qui nous avait invités chez lui à manger avant la rencontre, nous avait prêté son garde du corps personnel. Le célèbre catcheur italien Bambi, que l’on voyait partout sur le circuit. Il était avec nous dans les tribunes et on ne le lâchait pas. Pour illustrer l’ambiance il faut savoir que « yann » (Noah), qui a tenu la rencontre à bout de bras, avait passé son temps à recevoir des pièces sur le court et à entendre des : »Negro!Negro!Negro! » scandés par une bonne partie du public! Autre chose amusante, pour le double, Jean-Paul Loth avait le choix entre Pascal Portes et Gilles Moretton. Or le samedi, Portes, sans doute très stressé, avait oublié toutes ses raquettes à l’hôtel. Je le sais, c’est moi qui suis parti les récupérer. »

 

  • Jean-Paul Loth (capitaine): « Après cette rencontre, celle d’Asunción et un ou deux déplacements dans les ex-pays de l’Est, j’avais réussi à tirer une petite règle pour ce type de confrontation. quand vous êtes le meilleur, on vous fout globalement la paix; quand vous êtes dominés, ça va aussi, c’est bonhomme; en revanche si ça s’équilbre et que le match devient plus serré… ça devient l’enfer assuré! ».

 

1982 (Groupe Mondial – Premier tour)
A Buenos Aires [Argentine, Terre battue].- FRANCE b. ARGENTINE, 3 – 2.
Guillermo VILAS (ARG) b. Yannick NOAH (FRA)            6-1 4-6 7-5 3-6 7-5
Thierry TULASNE (FRA) b. Ricardo CANO (ARG)            6-1 6-3 6-2
MORETTON / NOAH (FRA) b. VILAS / GANZABAL (ARG)        6-8 6-3 6-2 6-4
Guillermo VILAS (ARG) b. Thierry TULASNE (FRA)            6-1 6-0 6-1
Yannick NOAH (FRA) b. Ricardo CANO (ARG)                8-6 6-1 8-6

 

Mariage à Mendoza

 

Synopsis:

Deux frères débarquent en Argentine pour aller célébrer le mariage de leur cousin, à Mendoza, dans l’ouest du pays. La grande aventure, la vraie, voilà longtemps qu’ils en rêvaient… Mais à l’arrivée à Buenos-Aires, Antoine ne va pas bien du tout, comme un type que sa femme vient de plaquer.
Marcus, est sûr qu’aller au mariage du cousin remettra son petit frère d’aplomb, il va lui sortir le grand jeu. Des nuits caliente de la capitale aux splendeurs de la vallée de la lune, ils croiseront sur leur chemin, un réceptionniste illuminé, une beauté divine, des pierres qui portent bonheur…
Sur la route du mariage, au gré d’étapes de plus en plus mouvementées, les deux frères se retrouvent. A un détail près : quand Antoine se requinque, c’est Marcus qui trinque.

Avec sa dégaine particulière (un mix entre Patrick Dewaere et le chanteur Antoine), l’extraverti Philippe Rebbot est la révélation de ce premier film rafraîchissant qui, sous des dehors légers, dit des choses essentielles sur les liens chaotiques mais inébranlables entre frères, sur la grandeur des glandeurs et sur la volupté des voyages plein d’imprévus. Rebbot et Nicolas Duvauchelle (une nouvelle fois impeccable), au physique et au tempérament opposés, composent un numéro de duettistes attachants qui vont s’épauler, se détester et peut-être se réconcilier. Mélange de road trip (avec ses figures imposées : dérapages divers, rencontres iconoclastes et sexuelles…) et de feel-good movie (musique entraînante d’Herman Dune, positivité généralisée), Mariage à Mendoza déborde d’une générosité et d’une chaleur à partager sans réfléchir.

Ma note 15/20.

 

 

Le Buenos Aires de Pippo

Pour découvrir le diaporama, cliquez sur une image.

J’ai une tendresse pour l’Argentine en général et pour sa capitale Buenos Aires en particulier.

Je n’y ai fait qu’un bref séjour et pourtant… Quel choc!

J’ai été marqué au fer rouge par cette ville, cette ambiance, cette atmosphère.

C’est au détour de la Boca, Puerto Madero et autre San Telmo que je vous propose une petite balade.

L’Argentine lourdement dégradée par l’agence Fitch

Extrait du Monde.fr

L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé, mardi 27 novembre, de cinq crans la note de l’Argentine, de « B » à « CC », et a jugé « probable » un défaut de paiement du pays, qui vient d’être condamné à verser 1,33 milliard de dollars à des fonds spéculatifs. La note désormais attribuée à l’Argentine par Fitch n’est plus qu’à deux crans de la catégorie DDD, qui correspond à des émetteurs en défaut de paiement.

Jeudi, un juge fédéral de l’Etat de New York a ordonné à l’Argentine de payer cette somme à des fonds spéculatifs détenteurs de dette publique et qui avaient refusé un échange de titres après le défaut de paiement du pays en 2001.

L’immense majorité des créanciers obligataires du pays – 93 % – avait accepté en 2005 et 2010 d’échanger la dette en défaut de 2002 contre du nouveau papier servi avec une forte décote. Mais le juge Thomas Griesa a ordonné la semaine dernière à l’Argentine de rembourser intégralement les créanciers – des fonds d’investissement – qui avaient rejeté cet arrangement. La décision du juge Griesa est un sérieux revers pour la présidente argentine, Cristina Fernandez, qui s’est juré de ne jamais leur céder.

« CASCADE DE DÉFAUTS DE PAIEMENT »

L’agence Fitch, indique par ailleurs que la perspective associée à la note de la dette publique argentine restait « négative » et qu’un nouvel abaissement n’était pas exclu dans les mois à venir.

Le moment de vérité pour Buenos Aires viendra le 15 décembre. Ce jour-là, l’Argentine doit faire face à une échéance de la dette renégociée pour 3,1 milliards de dollars, auxquels s’ajoute maintenant le 1,33 milliard devant être versé aux créanciers récalcitrants. « Un seul paiement manqué (…) pourrait déclencher une cascade de défauts de paiement sur tous les titres de dette émis sous le régime du droit international », estime l’agence Fitch.

L’Argentine, qui a annoncé son intention de faire appel du jugement new-yorkais, a toujours refusé de payer un centime à ces fonds spéculatifs dits « vautours » parce qu’ils cherchent à acheter de la dette en difficulté.

L’argentine est rattrapée par ses vieux démons


Un tribunal a sommé l’Argentine de rembourser des créanciers qu’elle ignore depuis sa faillite en 2001. Si elle obtempère, elle devra encore puiser dans ses réserves de change. Le retour du pays sur les marchés internationaux s’annonce compliqué.

Au moment où le sort de la Grèce est de nouveau en suspens, l’Argentine voit ses vieux démons ressurgir. Onze ans après avoir fait défaut sur sa dette (la deuxième plus grosse faillite de l’histoire après la Grèce), le pays est de nouveau sous pression.

Le CDS (« credit default swap ») – sorte de « baromètre de la peur » – s’est envolé à quasiment 2.000 points la semaine dernière, soit le double de son niveau du 25 octobre. Les taux argentins se sont aussi fortement tendus par rapport aux taux américains. Par ailleurs, les trois grandes agences de notation ont donné l’alerte. Standard & Poor’s a même dégradé la note de l’Argentine àB –, juste un cran au-dessus du « risque substantiel de défaut ».

A l’origine de cette soudaine poussée de fièvre : une décision venue des Etats-Unis. Le 26 octobre, un tribunal new-yorkais a reconnu que le pays avait bafoué les droits de certains créanciers et lui a ordonné de les payer. Buenos Aires a en effet toujours refusé de rembourser les fonds « vautours », au motif qu’ils ont profité de la crise pour acheter de la dette à prix cassé. Les montants en jeu dans ce procès s’élèvent à 1,33 milliard de dollars. Une goutte d’eau par rapport aux 45 milliards de dollars de réserves de change du pays.

Brèche juridique Mais si d’autres détenteurs de dette argentine s’engouffraient à l’avenir dans cette brèche juridique, la facture pourrait s’envoler. Selon Morgan Stanley, la somme totale non remboursée par l’Argentine depuis sa faillite atteint environ 12 milliards de dollars. Ce montant viendrait alors s’ajouter aux remboursements que le pays honore à l’égard des investisseurs qui ont accepté les échanges de titres, en 2005 et 2010.

Un nouveau défaut est-il à craindre ? La prochaine échéance de remboursement est fixée au 15 décembre. Si le pays se soumet à l’injonction de la cour de New York, il devra au même moment payer les fonds « vautours », et ce peut-être en totalité, selon ce que la cour statuera. Cela pour rait mettre l’Argentine en difficulté, voire la pousser à suspendre tout paiement.

Dans tous les cas, la situation financière du pays va devenir de plus en plus tendue, étant donné le besoin d’investissements étrangers. « A court terme, nous pensons que le pays n’aura pas de problème quant au service de sa dette, notamment grâce à ses réserves de change » , confie Morgan Stanley. « Mais les perspectives à moyen terme sont plus inquiétantes : les besoins de financement net de l’Argentine en devises fortes [dollars, euros, NDLR] s’élèvent à 41,6 milliards de dollars pour les trois ans à venir. » Standard & Poor’s confirme. Les réserves de change du pays représentent cinq mois de paiement des comptes courants. « A moyen terme, il y a un risque sur le financement externe. » L’Argentine a beau avoir réduit son endettement à 39 % du PIB, il lui faudra encore du temps avant d’espérer revenir sur les marchés internationaux.

Extrait des Echos, par Isabelle Couet.

Une addition, deux mondes.

..ou ce que les Argentins n’aiment pas chez le Franchute!
En apparence, Français et Argentins vivent dans le même monde. Pour avoir la réputation d’être la ville la plus « Européenne » d’Amérique latine, le centre-ville historique de Buenos Aires prend plus souvent des allures Haussmanniennes que pré-hispaniques . Mais les apparences sont trompeuses. A bien y regarder, ces deux mondes sont culturellement assez différents. Et tant mieux. Un exemple de la vie quotidienne: le pourboire.

« Los Franchutes son unas ratas ! »*
« Les Français sont tous des radins ! » m’a répondu un jour  un serveur lors de cette enquête socioculturelle (qui comportera plusieurs volets). Et le constat est unanime. Guides, taxis, serveurs vous le confirmerons. Le pourboire est difficile à traduire au pays du gaucho. Pourquoi un jugement si radical ? Tout simplement parce que nous sommes habitués au système du « tout compris » pratiqué au pays du Coq Gaulois, et par conséquent, certains n’ont pas le réflexe « propina », qui conventionnellement devrait se calculer entre 5 et 10% de la somme. Pourtant en Argentine, la propina  se donne pour tout, dès lors qu’un service est rendu. Surtout pour les restaurants où l’on vous comptera en plus sur votre ticket le prix de « l’usure des couverts » . Et croyez-moi, votre fourchette vaut de l’or (entre 15 et 20 pesos les couverts soit 4€) « Oui mais c’est déjà dans le montant tout ça ! » beuglerez-vous, irrités d’être soudoyé de tous les cotés de l’assiette. Oui c’est vrai, c’est énervant mais ici c’est comme ça !
Il faut savoir que dans certains restaurants, les serveurs ne touchent comme salaire que les pourboires laissés par les clients. Il m’est déjà arrivé de voir un étudiant argentin, employé à mi-temps dans un resto, revenir vers des touristes peu informés sur le point de quitter leur table et leur demander très gentiment si quelque chose leur a déplu pendant le service ou dans leur assiette… Avec les français, les scènes les plus cocasses se vivent à ‘addition. En effet, il y a bel et bien un fossé culturel : certains clients « oublient » que le service n’est pas compris ; d’autres sont mortifiés à l’idée de ne pas laisser assez, d’autres sortent directement la calculette. Et de l’autre coté de la table un serveur outré qui déduit que sa prestation est jugée catastrophique, ou que les français sont de sales radins… On n’est pas sortis de l’auberge.

*Les français sont des gros radins.

La règle du Klaxon en Argentine

Extrait du blog l’Argentine sans détours

 

   J’étais tout bonnement en train de siroter ma petite mousse “Quilmes” du samedi à la terrasse du café Chez Benoît sur la fameuse Plaza Paso (pour Les Platenses, qui connaissent bien cette place mais aussi pour ceux qui aiment savoir les détails croustillants et sans importance de ma petite vie) lorsque je me mis à réfléchir sur l’incontrôlable envie des Argentins à klaxonner n’importe où, pour n’importe quoi. Et, en y regardant de plus prés…car il faisait beau et j’adore faire le badaud aux terrasses des cafés…J’ai pu établir ma petite règle à moi sur ce sport argentin qu’est “tocar la bocina”:

1°: l’Argentin use de son avertisseur sonore lorsqu’il estime que le traffic est trop lent à son goût. Les voitures de devant et derrière klaxonnant aussi, y a pas de raison après tout. Une loi du plus long “tut-tut” dont l’efficacité reste à prouver.

2°: l’Argentin use de son avertisseur sonore pour exprimer maladroitement une joie ou une satisfaction impromptue. Un but marqué par l’équipe de foot de son village, l’invitation à un asado surprise, un feu rouge grillé sur le fil par exemple.

3°: l’Argentin use de son avertisseur sonore ( et ne pas faire ici l’amalgame avec le n°2) pour exprimer son désir, mais à un lieu spécifiquement stratégique: à l’arrêt, au feu, devant le passage piéton. Entendez par là qu’il ne le ferait pas à un autre endroit. Il klaxonne énergiquement la gente féminine qui passe devant son pare choc et, par conséquent, son klaxon, qu’il s’empresse de presser énergiquement en l’agrémentant souvent d’une gestuelle et d’un langage, codifié dirons nous, par la fenêtre de sa voiture.

Voilà, c’était ma minute de réflexion pertinente et contemplative. Je m’épate, je m’épate. “Mozo, otra Quilmes por favor”!!