Chacaltaya, le glacier disparu, par Guillaume Prébois.

Extrait de Sport & Forme, journal du Monde. Par Guillaume Prébois.

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Guillaume Prébois sur la route du Chacaltaya.

Je me lance dans la foule. Ma tête blonde se détache dans le fleuve de chevelures noires et lisses qui descend la calle Mexico. La Paz ressemble à un immense bazar. Profusion et couleurs chatoyantes évoquent le négoce oriental. Art baroque, bijoux en argent, bois précieux, chapeaux, masques, figurines en céramique, bonnets en laine… Tout se marchande, du paquet de mouchoirs à la noble étoffe. L’Europe a perdu cette vitale proximité du commerce de rue. Il ne reste que l’âme creuse et factice des centres commerciaux.

Demander son chemin à un Bolivien, c’est risquer d’être promené comme un balancier entre deux points cardinaux. Distance et temps de parcours varient selon l’humeur et le vent. Il vous enverra dans une direction, même dans la plus totale ignorance, pour ne pas vous décevoir. Je le pardonne volontiers, j’aime tant l’espagnol latino, avec sa jota souple et ses syllabes traînantes qui finissent en un large sourire poli.

S’aventurer à vélo dans La Paz ? Autant nager dans une rivière amazonienne infestée de piranhas ! Intrépides piétons et taxis pressés sont d’insignifiants dangers comparés aux collectivos. Ces camionnettes de huit à douze places chargent et déchargent les passagers aux arrêts prévus, mais aussi au beau milieu de la circulation en plantant de violents coups de frein. Un rabatteur, dont le visage épuisé raconte les tourments de la vie, hurle par la vitre l’itinéraire du bus avec la répétitivité d’un disque rayé :« Numero 388, Calle Potosi, Yungas, Stadio, Obrajes ! »

La porte latérale glisse et claque dans un mouvement bien huilé. Des centaines de collectivos crachent leur fumée noire pour grimper des rues aussi verticales qu’à San Francisco. Ici, le démarrage en côte n’est pas l’exception mais la règle. De gros bus colorés avec un faux air de « jeepneys » philippins contribuent aussi à la paralysie de la circulation. Il faut probablement interpréter les psaumes et les versets bibliques calligraphiés sur leur carrosserie comme une invitation au calme. Etourdi par cet orage mécanique, on se délecte de la pacifique cime blanche de l’Illimani, dont les 6 462 mètres servent de toile de fond à cette ville turbulente. Le voyage Nice-La Paz, 25 heures, trois avions et une interminable correspondance à Lima, a gommé mes repères temporels. J’erre dans les rues, léger, en apesanteur lunaire, attiré par la lumière des magasins, sans faim ni soif. L’impatience se lit dans les tics nerveux qui raidissent mon visage. La plume de l’aventurier Nicolas Bouvier, fantastique narrateur de ses propres péripéties, a résumé cette attente spasmodique en une formule : « Lorsqu’on a vraiment un but, les jours ne se ressemblent pas. Il n’y a plus de quotidien, plus rien qu’une immense trajectoire tendue. » La mienne conduit à Chacaltaya.

SUR UN VIEIL AIR DE MORENADA

« Nous avons appelé un homme de confiance pour vous suivre », m’assure Hernan, le réceptionniste de l’hôtel, pendant que je tartine mes toasts dedulce de leche (confiture de lait) devant un thé à la cannelle. Silvestre, le chauffeur de taxi, se présente à 9 heures et ressort aussitôt. Sa voiture est garée en double file, capot ouvert. Une Toyota 1 500, grise, année 1994, avec « plusieurs centaines de milliers de kilomètres au compteur ». Un tournevis à la main, Silvestre s’affaire dans le moteur. « Une bricole », me rassure-t-il. Stature moyenne, le visage carré et mat, l’embonpoint d’un mangeur de beignets au fromage, il distille les sourires avec parcimonie, mais son oeil vif et complice attire la sympathie. Je lui tends mon sac à dos : deux litres d’eau, une banane et une barre chocolatée, le ravitaillement pour affronter les 38 km d’ascension, dont 25 de piste. Grimper à 5 300 mètres ne s’improvise pas. J’utiliserai un VTT noir, fourche télescopique, freins à disque, 8,5 kg sur la balance, profil agressif, et deux pneus crantés de marque allemande. Le parfait destrier pour mordre la poussière des Andes.

Les lamas sont nombreux dans la région.

Départ sur le Prado. Je remonte vers l’ouest pour m’engager sur l’autopista,la voie rapide. Coups de guidon brusques pour éviter les autos, comme une sardine pour échapper à la gueule du requin. Direction El Alto, populeuse agglomération qui domine la vaste cuvette où s’étire La Paz. Officiellement, vélos, piétons et chiens errants sont interdits sur la double voie. Officieusement, on trouve les trois.

Silvestre me suit, coude à la portière, un vieil air de morenada sur l’autoradio. La route décolle et ondule telle une vipère. Elle lèche des quartiers de maisons en brique, cubiques et sommaires comme les constructions en Lego de notre enfance. Une humanité mêlée colonise les flancs de la montagne sans trop se soucier des règles administratives. Un bourgeonnement de maisons inachevées, à l’image de celles bâties à la hâte sur les pentes du Vésuve, à Naples. Si le crépi n’est pas posé, on échappe aux taxes foncières. La Paz se reflète dans une banlieue couleur terre battue et se referme sur son coeur de gratte-ciel – gratte-ciel qui, ici plus qu’ailleurs, portent bien leur nom.

Péage. Quatre bolivanos. « Il y a deux ans, c’était moitié moins, bougonne Silvestre. Au début de son mandat, Evo Morales a bien maîtrisé l’inflation, il a été un bon président. Maintenant… » El Alto a quelque chose de terrifiant. Des hommes, des femmes, des enfants, des animaux, en quantité biblique. On vend tout, partout, assis sur le trottoir, accroupi au milieu d’un carrefour. Ce pourrait être l’Inde, mais ce sont les Andes. Du rose, du rouge, de l’orange, du turquoise, les étoffes de l’Altiplano invitent à la joie de vivre, un arc-en-ciel de tissus et d’espérances.

« Eh, Guillermo, fais attention, file ! Aqui te matan ! » Ici, dans certains quartiers, on te tue pour rien, me crie Silvestre en mimant un pistolet avec les doigts dans une pose de 007 latino. La piste commence brutalement à la fin d’une longue dernière ligne droite en goudron. Le vélo saute, les bras tremblent, le bidon d’eau gigote. Le vent souffle et le soleil brûle. Front et nez virent au rouge écrevisse : l’indice de protection 50 ne tient pas sous les rayons à 4 000 mètres, des ultraviolets ultraviolents. Des chiens fous aux canines baveuses me poursuivent à travers des villages spectraux. Silvestre se charge de les décourager en donnant des coups de volant de droite à gauche.

La piste devient lumineuse, elle est le chemin à suivre dans le néant, ses méandres slaloment sur un vert éteint, brouté par des lamas d’une indifférence hautaine. Les vastes paysages de l’Altiplano décorent tous les catalogues de tourisme, mais ils ne représentent que 14 % du territoire. La Bolivie, c’est aussi la jungle, le désert et un avant-goût d’Amazonie. Le voyageur naturaliste Alcide d’Orbigny, dans son ouvrage Voyage dans l’Amérique méridionale (1830), l’avait définie comme « la synthèse de l’Univers ».

DÉSERT DE SILENCE

Les déchets s’entassent et pourrissent dans les fossés : de la couche-culotte sale au tube de dentifrice. Une triste incurie qui ruine ce paradis naturel. Des sacs en plastique noirs, emportés par les rafales, s’envolent haut dans le ciel et tourbillonnent comme des oiseaux de proie. Un désert de silence planté de grandes antennes rouge et blanc, relais pour téléphones portables, mikados géants dressés dans l’immensité. A l’horizon, le sommet de Chacaltaya transperce une mousse de nuages gris perle comme la pointe d’une punaise. La cordillère des Andes s’annonce, royale et majestueuse. Une étrange clameur monte soudainement. A quelques centaines de mètres, un grand hangar et des dizaines de bus et de camionnettes : une église évangélique de fortune où résonne un fervent sermon. On doit se sentir proche de Dieu, si près des cieux.

Carrefour : en face, la piste plonge vers Zongo, le prochain village. A droite, la montée finale vers le refuge de Chacaltaya. Silvestre fronce les sourcils.« Guillaume, l’endroit est dangereux. Un bus de touristes a été braqué par des hommes armés il y a quelques années… » Le vent se lève. J’enfile des manchettes. Encore 16 km. En contrebas, sur la gauche, on aperçoit une mine d’étain abandonnée, tache rougeâtre sur l’étendue d’un vert délavé, dérisoires traces humaines. La cime glacée du Huayna Potosi tranche sur le bleu étourdissant du ciel, monumentale, sculptée par les tempêtes. Doubles pourcentages. Les pierres grossissent, se détachent, roulent. Je pilote mon vélo dans un vertige incontrôlé, propulsé sur les rails d’un grand huit imaginaire aux virages relevés. Ma roue avant glisse et vient dangereusement raser le précipice.

Guillaume Prébois domine La Paz.

Confus, étourdi par le manque d’oxygène, les réflexes anesthésiés, je n’ai plus la force de sortir mon pied de la pédale. Chute. Je m’écrase sur le guidon. Lèvre supérieure éclatée et dent ébréchée. Groggy, comme sonné par un uppercut, je reste étendu dans la poussière, à une coudée du vide. Le moteur de la Toyota ronronne derrière moi. Silvestre se précipite : « Aïe, aïe, Guillermo… Que pasa ? » Il ne supporte pas la vue du sang et verse sur mon visage un litre d’eau d’une vieille bouteille en plastique blanchi qui traînait près de la batterie, sous le capot. Le genou droit saigne aussi, une écorchure de gamin dans la cour de récréation, rien de méchant. Nous repartons, prudents. Même un mouvement rond comme le pédalage peut devenir carré en certaines circonstances.

Altitude : 5 200 mètres. Tout est minéral, inquiétant et froid. Deux petits lacs bleu marine miroitent dans les lointains. Encore une ligne droite, et voici Chacaltaya, littéralement le « chemin glacé ». Le chalet sombre du Club andino boliviano semble s’agripper à la montagne rousse par la seule force de la volonté. Un soupir pourrait le renverser. Dernier effort, le front en sueur, dans une nuée de légers flocons de neige qui s’éteignent au sol. Les nuages forment un énorme champignon vénéneux sur la cordillère. Soudain, une porte claque dans le silence feutré. Un homme de petite taille, emmitouflé dans une parka bleu roi, s’approche lentement. Silvestre sursaute. « C’est 15 bolivianos pour la visite du site », annonce-t-il sans rondeur de langage. Il me tend le ticket numéro 0002629. On y voit des skieurs dévaler une piste de poudreuse immaculée. Qu’est devenu le glacier ? « Venez, je vais vous présenter mon frère, il vous expliquera », marmonne le gardien en nous ouvrant la porte du refuge, quatre murs, des fenêtres carrées et un toit en V.

« JE VIVAIS POUR LE SKI… »

Adolfo et Samuel, les frères Mendoza, vivent ici depuis trente-deux ans. Autrefois champions de ski, alpinistes patentés, ils se retrouvent gardiens d’une station sans neige, d’un royaume sans roi. Samuel, 52 ans, met une paire de lunettes, me sert une infusion de feuilles de coca et s’assoit devant la cheminée surmontée d’une plaque en l’honneur de Raul Posnanski, fondateur du club en 1939. Samuel parle lentement, il articule chaque syllabe comme si je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’il dit : « Je vivais pour le ski, me confie-t-il avec émotion, mais depuis 2005 le glacier a disparu… » Les experts lui donnaient quinze ans de vie, il a fondu en dix. Sa surface a diminué de saison en saison comme peau de chagrin : 0,22 km2en 1940. 0,14 km2 en 1982. 0,08 km2 en 1996. 0,01 km2 en 2005.

On venait même d’Extrême-Orient pour dévaler la pente de Chacaltaya et glisser, grisé par l’ivresse hypoxique. Pour hisser les clients au sommet, les fondateurs inventèrent en 1943 le premier remonte-pente d’Amérique latine. La mécanique était simple mais ingénieuse. Samuel se souvient, une larme nostalgique au coin de l’oeil : « Le fonctionnement ? J’étais assis au volant d’un camion militaire – d’ailleurs toujours garé dans la cabane au toit rouge, en face – et j’appuyais sur l’accélérateur. Le moteur Ford entraînait un câble qui coulissait sur un système de poulies et faisait tourner le remonte-pente. Il fallait habilement doser avec le pied, tout un art… » Son frère aîné, Rodolfo, acquiesce silencieusement, appuyé contre la baie vitrée du salon, mains croisées dans le dos pour se réchauffer ou pour dissimuler une forme d’ennui.

Dirk Hoffman, un professeur universitaire de La Paz, fut le dernier à chausser une paire de skis sur 20 m2 de glace en 2009. « Le réchauffement climatique change notre vie, déplore Samuel. On doit souvent descendre chercher de l’eau potable. » Les frères Mendoza sont mariés, pères de plusieurs enfants. « Nos femmes s’occupent de tout », lâche Samuel avec un détachement sentimental. Il ne renoncerait pour rien à la quiétude de son existence en altitude. Les journées s’égrènent lentement à Chacaltaya. Un chemin escarpé conduit sur la crête de la montagne. Il y monte au lever du soleil pour embrasser du regard les reflets bleutés du lac Titicaca, à l’ouest, et la cime du Sajama, point culminant du pays, au sud. L’hiver, la vue est limpide, transparente. Samuel respire profondément : « Quand tu as vu ce spectacle, tu peux mourir. »

Une seule agence de La Paz continue d’acheminer des vacanciers au refuge. Chacaltaya a vécu ses heures glorieuses quand les flocons blanchissaient le décor. La roche nue ne paie pas. Samuel recompose un passé décomposé, et son présent se résume à l’imparfait : « Il y a dix ans, tu mettais un bol d’eau dans la pièce et il gelait dans la journée. Maintenant, on descend à peine à – 5 °C dehors, en plein hiver. » « Parfois, des visiteurs louent une chambre du refuge et restent plusieurs jours : des sportifs ou des scientifiques ; les premiers cherchent des globules rouges sans EPO, les seconds recherchent les effets physiologiques et parfois métaphysiques de l’altitude sur le corps humain. La première nuit, ils tombent tous malades, sourit l’aîné des Mendoza, c’est normal. »

RÉVEIL LENT ET DOULOUREUX

Vomissements, nausée, problèmes digestifs. Le fameux soroche, maudit mal des montagnes qui frappe les gringos de la plaine… Je le sens monter, moi aussi. Ma lucidité s’éteint petit à petit, comme la flamme d’une bougie. Assis, j’ai l’impression de descendre d’un manège de Luna Park. Légers tremblements. Lèvre gonflée et bouche de travers, mon visage est maintenant froissé par une grimace digne d’un masque d’Halloween. Goya aurait pu le peindre dans sa série de « Peintures noires ». Silvestre est pressé de redescendre. Les frères Mendoza nous saluent mécaniquement. La Paz brille comme une poignée de diamants au fond de la vallée. Je prends quelques notes maladroites sur mon carnet avant d’être emporté par un sommeil irrésistible et curatif, prémices d’une nuit profonde où je revois Samuel et Rodolfo s’envoler dans le ciel tels des personnages de Folon, leur refuge tourner sur lui-même dans une effroyable tempête de neige.

Le lendemain, les immeubles multicolores de La Paz frôlent une menaçante couche de nuages. Réveil lent et douloureux. Ma lèvre meurtrie semble gonflée au collagène. Le miroir de la salle de bains reflète mon sourire abîmé, je ne vois que cette incisive ébréchée. « Ne nous suffit-il pas d’avoir la moindre verrue sur le nez ou sur le front pour qu’il nous semble aussitôt que personne n’a d’autre souci au monde que de contempler notre verrue, d’en rire et de nous en blâmer, eussions-nous même découvert l’Amérique », écrit si justement Dostoïevski dans L’Idiot.

Thé noir et biscuits puis direction le quartier Obrajes, où quatorze chercheurs travaillent dans les élégants bureaux de l’Institut de recherche pour le développement, installés dans une belle villa. Bernard Francou, glaciologue de réputation mondiale, me reçoit aimablement dans le jardin soigné, sous un élégant palmier. Grenoblois, il sillonne depuis vingt ans l’Amérique latine. Il connaît l’amer destin de Chacaltaya. « Ce glacier est balisé depuis 1991. Son épaisseur frôlait encore 15 mètres en 1997. Il a disparu bien plus tôt que prévu, mais c’était inéluctable. »

Que se passe-t-il exactement ? « Depuis 1976, nous sommes dans une période de déficit, explique-t-il. Les glaciers ne sont plus en équilibre avec le climat et reculent pour s’adapter. Notre planète a gagné 1 °C en un demi-siècle, c’est énorme en termes scientifiques. Les glaciers tropicaux sont les sentinelles du changement climatique. S’ils fondaient, le niveau marin augmenterait de 0,3 mm seulement. Mais si tous les glaciers de la planète disparaissent, ce sera apocalyptique. L’Himalaya et les Andes du Sud fondent ? Un mètre d’eau en plus. Tout le Groenland ? 7 mètres. Tout l’Antarctique ? 65 mètres ! Paris serait englouti par les flots… » La conversation a continué devant un café et des photos de montagnes devenues chauves. Le ciel virait au pourpre. La saison des pluies approche, les glaciers continuent à fondre.

PICO DEL VELETA, LE TOIT DE L’EUROPE

Après l’Hymalaya, Guillaume s’attaque au Toit de l’Europe, le Pico Veleta (3400m), au coeur de la bouillante Sierra Nevada en Espagne. 47 km de montée à 6,2%, final sur une piste cabossée.

« J’espère que ces images vous donneront envie de venir vous tester sur les pentes du Veleta et de profiter des fantastiques paysages andalous.

Pendant mon séjour, j’ai grimpé 5 fois jusqu’au lieu-dit « la Barriera » (Un poste de contrôle avec une barrière, altitude 2550m, où commencent les 10 derniers km sur une route plutôt mauvaise ; les 2 derniers se font carrément sur la caillasse) et à 3 reprises jusqu’au sommet du Veleta.

Il existe plusieurs façons de grimper au sommet. Cette vidéo a été réalisée sur la montée traditionnelle : par Pinos Genil puis Las Sabinas (tourner à gauche à l’office du tourisme « El Dornajo »).

Chaque année, une course de côte se déroule sur ce parcours (départ à la sortie de Pinos Genil). Antonio Vélez, une star locale, l’a gagnée 10 fois consécutives. Son meilleur temps : 1h59’04’’(il montait avec un 42×19 ou 17…). Une performance impressionnante.

La Vuelta, lors de ses deux derniers passages, a choisi d’entamer la montée par le village de Monachil, à l’ouest de Grenade. Une route surchauffée, en lacets, à 9-10% qui s’achève par 2 murs à 15% séparés par une courte descente. Ensuite, on rejoint la large route de la montée traditionnelle.

L’ennemi numéro 1, c’est le vent. Veleta signifie « girouette », à juste titre. Il souffle très souvent en sens contraire. On le sent dès que la route est dégagée, autour des 1600 mètres. Parfois, il peut être si fort que l’accès au Pico del Veleta devient dangereux, soyez prudents.

La vue au sommet mérite le détour, vous êtes sur le Toit de l’Europe !

A bientôt pour la suite des aventures HIGHROADS. »

 

 

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