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Hellas Vérone, du monde au balcon

Extrait du journal L’Equipe par Mélisande Gomez.

 

Le Hellas Vérone, inattendu 6e de Serie A, fait souvent parler de lui pour ses supporters, fidèles et bouillants jusqu’à l’extrême. Samedi, dans un stade où les débordements racistes sont fréquents, il recevra le Chievo, l’autre club de la ville.

 

SAMEDI , ce sera jour de derby à Vérone, et, si la ville du nord de l’Italie (265 000 habitants), celle de Romeo et Juliette , n’a pas connu pareille soirée depuis plus de onze ans, personne n’a perdu les bonnes habitudes. Cette semaine, à l’approche d’un des matches les plus attendus de la 13 éme journée de Serie A, les piques ont fusé de part et d’autre, histoire d’entretenir le feu avec un peu d’huile. « Les joueurs du Chievo que je redoute? Je ne sais pas, j’ai du mal à regarder les matches du Chievo. Je ne regarde que les grosses équipes, parce qu’elles jouent bien », a ainsi lancé Maurizio Setti, le président de l’Hellas, promu et 6 éme de Serie A (à 6 points de Naples, troisième), alors que ses rivaux sont derniers du Championnat.

Ses propos ne déplairont évidemment pas aux supporters de son équipe: pour eux, à Vérone, il n’y a qu’un club, et c’est le leur. Beaucoup plus vieux (il a été fondé en 1903, le Chievo en 1948), beaucoup plus soutenu, le Hellas-signifiant « Grèce », en grec (fondé par un groupe d’étudiants, le club aurait adopté cette dénomination à la demande d’un professeur de lettres anciennes)- n’a jamais vraiment brillé hors des frontières mais il possède une solide réputation en Italie, pour deux raisons. D’abord, parce qu’il a remporté un Scudetto en 1985, devenant ainsi l’un des rares clubs « provinciaux » à s’inviter à la table des grands. Ensuite, parce qu’il est escorté par des tifosi particulièrement chauds, protagonistes de nombreux débordements au fil des années, parfois violents, sur fond de penchants politiques d’extrême droite.

Comme souvent, la réalité est un peu plus complexe que les croyances, dans un pays où l’idée de nation est une notion relative. Pour l’écrivain Tim Parks, installé à Vérone depuis les années 1980 et auteur du livre Une saison de Vérone, « journal » d’une saison auprès des supporters gialloblu, « le nord-est du pays et cette ville en particulier passent pour racistes, sectaires, grossiers et ignorants. C’est une critique facile ».

Autodissoutes en 1991 après une interminable série d’incidents, les sulfureuses Brigate Gialloblu ont trouvé des héritiers dans la Curva Sud du stade Bentegodi, toujours prompte à entonner des cris de singe quand un joueur noir touche le ballon. Mais, au-delà des agissements stupides d’une minorité, les supporters véronais sont reconnus pour leur attachement sans faille à leur club, même quand les vicissitudes et les difficultés financières l’ont plongé en Serie C, en 2006. Pendant les quatre ans qu’a duré la douloureuse parenthèse de la troisième Division, jamais le nombre d’abonnés n’est descendu en dessous de 10000.

Auteur de quatre buts en Serie A, Luca Toni n'est pas étranger au bon début de saison du Hellas Vérone. (Photo Maxppp)

Auteur de quatre buts en Serie A, Luca Toni n’est pas étranger au bon début de saison du Hellas Vérone. (Photo Maxppp)

Evidemment, le record de fréquentation du stade reste l’historique saison 1984-85, que Vérone avait conclu sur un titre de champion. Il reste, aujourd’hui, la seule ligne à son palmarès. Joueur emblématique de l’équipe du Scudetto, Hans-Peter Briegel, champion d’europe avec la RFA en 1980, n’a rien oublié de l’épopée: « Je me souviens d’un groupe très uni, lié par une camaraderie forte. Le président m’avais promis une Maserati si je parvenais à inscrire dix buts. Avant la dernière journée, j’en était à neuf et nous avons bénéficié d’un penalty. J’ai refusé de le tirer, je voulais marquer tous mes buts dans le jeu. Du coup, je n’ai pas eu de Maserati ». Le défenseur, qui a évolué au club entre 1984 et 1986, se rappelle, aussi, un public à part: »Ils sont particulièrement bouillants. Leur fougue dépassait parfois les limites. Mais tous les quinze jours, nous rendions visite à un fan club avec toute l’équipe, pour partager un repas. Cela s’est toujours déroulé dans une atmosphère paisible. A Vérone, les fans vivent pour le club ».

Après la période faste des années 1980 où, au-delà du titre, le club a disputé trois finales de Coupe d’Italie (toutes perdues) et participé aux coupes d’Europe (une fois en C1, deux fois en C3), le Hellas est peu à peu retombé dans un quotidien sportif moins glorieux, où il fit parfois parler de lui pour des mauvaises raisons. Comme lorsque, en 2001, le président d’alors, Giambattista Pastorello, défendait son choix de ne pas avoir recruté le Camourenais Patrick Mboma: »Si j’avais fait venir un joueur de couleur avec ces supporters… » Depuis, des joueurs noirs ont évolué pour le club le Colombien Montano, en 2001, ou l’Ivoirien Didier Angan, en 2003) mais, aujourd’hui encore, l’Hellas se fait remarquer pour des cris racistes dans son stade. S’il figure souvent sur le podium des clubs les plus sanctionnés par la ligue italienne pour ce type d’incidents, il a recouvré sa bonne santé sur le terrain et, donc, une image plus positive. Sous l’impulsion de son nouveau président arrivé en 2012, l’homme d’affaires Maurizio Setti (50 ans), Vérone, promu cet été, a retrouvé l’appétit. Il l’a démontré par un recrutement ambitieux (notamment l’attaquant Luca Toni, champion du monde 2006, 36 ans) et un début de saison réussi. L’objectif, à moyen terme, est de retrouver la Coupe d’Europe.

 

 

 

 

Stromboli, envoûtant volcan

Extrait de M le magazine du Monde. Par Philippe Ridet.

Les photographes Manuele Geromini et Laura Baroncelli se sont installés une semaine à Stromboli, en juin, pour réaliser ce reportage.

On n’échappe pas à Stromboli. L’île surgit de la mer au petit matin, lorsque les employés du ferry qui la relie à Naples viennent frapper à la porte de votre cabine. Les yeux rougis, un café à la main, on se précipite sur le pont supérieur. Le volcan s’impose du haut de ses 924 mètres empanachés d’un perpétuel nuage blanc. Il sature le regard. Il ne vous quittera plus durant votre séjour. Il tonne et rote régulièrement pour rappeler qui est le maître. La nuit, il rougeoie comme la cuisine du diable. Le plus puissant volcan en activité d’Europe ne se fait jamais oublier.

On ne s’échappe pas de Stromboli. On le sait depuis 1950 lorsque est sorti le film Stromboli, terra di Dio, tourné l’année précédente. Le réalisateur Roberto Rossellini a fixé sur pellicule ce sentiment d’impossible issue : la blonde Ingrid Bergman tentant de fuir, en vain, l’ennui et les désillusions d’une vie de femme de pêcheur, et ce volcan au sommet duquel, vaincue, elle finit par accepter son destin de prisonnière à l’air libre. Fin. Générique… Aujourd’hui encore, la même menace semble planer sur tout voyage à Stromboli : et si on ne revenait jamais de cet Alcatraz au parfum de paradis ? Cette sourde sensation d’étouffement a d’ailleurs nimbé le tournage du film. Produit par le magnat Howard Hughes, c’est un cas assez unique de mariage entre l’usine à rêves d’Hollywood et le néoréalisme, pointe extrême de la modernité cinématographique européenne de l’époque. Lorsque Rossellini et son équipe débarquent sur l’île, il n’y a ni électricité ni hôtel. Les habitants s’improvisent machinistes, acteurs, figurants, restaurateurs. Sur des maisons, une plaque indique que Rossellini et Bergman y résidèrent au printemps 1949.

RENOMMÉE DE L’ÎLE

Les photographes Manuele Geromini et Laura Baroncelli avaient vu Stromboli quatre ou cinq fois avant de s’installer, en juin, pour une semaine de reportage. « Moi non plus, je n’ai pas aimé ce volcan, explique Manuele Geromini. C’est une pression continue. Une source d’énergie qui s’impose à toutes les autres. En revanche, les gens sont restés plus ou moins les mêmes que ceux qui ont participé au tournage. Une seule différence, ils ont remplacé leur attachement à la religion par le sens du commerce. »

Stromboli l’éruptive a accouché d’une oeuvre aux coulisses orageuses, qui fut à sa sortie un échec commercial – furieux, Hughes le fit remonter – après avoir fait scandale : dans une Italie encore puritaine, l’officialisation de la liaison entre le metteur en scène italien et son actrice suédoise, l’un comme l’autre mariés, a marqué le début de la renommée de l’île. Désormais, hôtels et maisons d’hôtes accueillent les touristes. Les pêcheurs louent leurs barques afin que ceux-ci puissent admirer, depuis la mer, la Sciara del Fuoco (« l’allée du feu »), par où la lave s’écoule dans les flots. Mais le must d’un séjour à Stromboli reste bien sûr l’excursion au sommet du volcan. Comptez six heures – aller et retour -, avec de bonnes chaussures et un anorak, pour supporter le froid et le vent du sommet qui vous ramène les poussières en pleine figure. Quand on les croise, la nuit à leur retour, les randonneurs ont l’air exténués et extatiques. Rompus mais libres. Le volcan les a laissés repartir.

Le lac de Garde de Pippo

Pour découvrir le diaporama, cliquez sur une image.

Je ne sais pourquoi j’ai toujours été fasciné par les lacs, les rivières.

Cela a commencé très tôt par le confidentiel lac du Paty (près du mont Ventoux) ou « Pernes plage » et encore « Prato Plage » qui ont marqué mon enfance.

Plus tard, à l’adolescence, il y eu le « sacro-saint » Toulourenc, petite rivière au pied du mont Ventoux marquant la limite entre les départements du Vaucluse et de la Drôme. Une certaine coutume estivale avait pris place: elle consistait à partir en vélo de Pernes les Fontaines pour rejoindre le hameau de Veau, de là nous empruntions,à pied, le GR au dessus de la rivière jusqu’au pont romain, peu avant Saint Léger du Ventoux. Et après un picnic amplement mérité, nous faisions demi tour, les pieds dans l’eau, dans ce fameux Toulourenc! Quelques rapides ou autres trous d’eau nous autorisaient de multiples pauses avant un retour où nous tentions d’imiter les champions cyclistes du moment…

Beaucoup plus tard, c’est au pied du lac Léman que j’avais décidé de faire une halte; été comme hiver, accompagné de mon fidèle labrador; nous écumions les lacs, étangs et torrents de Haute Savoie. Je n’ai jamais su lequel des deux était le plus heureux dans cet exercice…

Enfin, de nombreux séjours en Italie du nord m’ont permis de découvrir Le lac Majeurs, de Côme, d’Orta, de Lugano ou encore de Varese et ont contribué à alimenter cette passion.

Il en manquait un, peut-être mon préféré, pour terminer le tour des lacs transalpins:

Le lac de Garde. Le voici.

 

 

Parcours gourmand le long de la côte amalfitaine

Conca dei Marini

 

Plutôt que de risquer vous casser un pied en tombant de scooter sur l’île de Capri, comme l’ex-premier ministre François Fillon cet été, partez donc à la découverte de la Campanie insolite. Cette grande région montagneuse située le long de la mer Tyrrhénienne abrite, en effet, quantité de merveilles qui, loin des sentiers battus de Pompéi et de Naples, fascineront le gourmet du XXIe siècle.

Au départ de l’aéroport de Capodichino, il faut d’abord prendre la route de Caserte, où le roi de Naples Charles III de Bourbon se fit construire en 1751 un gigantesque palais aujourd’hui classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Arrivés à Castel Campagnano, vous rendrez alors visite à un couple de vignerons passionnés, Manuela Piancastelli et Giuseppe Mancini. Amoureux de leur région, elle, la journaliste, et lui, l’avocat, décidèrent au début des années 1980 de redonner vie aux vieux cépages locaux disparus, le pallagrello et le casavecchia, qui constituaient au XVIIIe siècle l’essentiel du vignoble du roi de Naples. A force de travail et d’obstination, Manuela et Giuseppe créèrent ainsi leur domaine, l’Azienda vitivinicola Terre del Principe, et réussirent à extraire de leurs 11 hectares de vignes des nectars typés à la saveur poivrée. Leur pallagrello blanc élevé en fût séduit ainsi par son nez d’orange amère et par sa bouche fraîche légèrement mentholée. Côté vin rouge, l’assemblage de pallagrello et de casavecchia s’affirme comme un vin de garde tannique et exubérant, parfait pour accompagner le gibier de la montagne… Avec seulement une chambre et une suite, Terre del Principe est aussi un Bed & Wine de charme propice aux randonnées pédestres.

Le lendemain, direction Salerne, où vous déjeunerez dans le plus ancien restaurant de la ville : la pizzeria Vicolo delle Neve. Ici, pas de menu, les plats, chaque jour les mêmes, sont préparés dans le même four à bois : morue, aubergines farcies, pâtes aux haricots, saucisse au brocoli… Une cuisine simple et familiale qui ravit une clientèle d’habitués. Les pizzas sont délicieuses et n’ont rien à envier aux napolitaines, comme la calzone farcie à la mozzarella et à la ricotta, une spécialité de Salerne.

A 6 km au-dessus de la ville, l’Azienda Agricola Montevetrano est un lieu poétique planté de noisetiers, de cerisiers et d’oliviers sauvages. Grande dame de la viticulture italienne, Silvia Imparato, la propriétaire, est une ancienne photographe qui, au début des années 1990, s’employa à faire renaître le vignoble de son grand-père alors à l’abandon. « Il n’y avait là que des cépages rustiques donnant un vin paysan tout juste bon pour accompagner la pasta ! », plaisante Silvia. Amoureuse des grands vins de Bordeaux, elle entreprit, contre l’avis des oenologues les plus réputés, de planter du cabernet-sauvignon (60 %), du merlot (30 %) et un peu d’aglianico (10 %), « un cépage régional typique qui donne aux vins de la Campanie leur accent particulier ». Produits en très petites quantités, les vins de Montevetrano sont délicieux et profonds.

Pour parcourir les 79 km de route en corniche qui relient Salerne à Sorrente, mieux vaut d’abord trouver un bon point de chute, puis se réserver une semaine entière, le temps d’admirer les sublimes falaises reliées les unes aux autres par des ponts suspendus qui ont valu à la côte amalfitaine d’être classée au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1997.

Grâce à la qualité des sols et du climat, la côte d’Amalfi offre toute l’année le spectacle grandiose de jardins et de terrasses regorgeant de citronniers dont les fruits atteignent ici parfois la taille d’un melon ! Si 90 % des citrons italiens proviennent de Sicile, la variété locale nostrano passe pour être la plus aromatique.

C’est avec ces citrons non traités que de petites entreprises familiales, comme la maison Shaker implantée au village de Vietri sul Mare, fabriquent le très typique limoncello : une liqueur à base de zestes ayant macéré trois jours dans de l’alcool. Le limoncello se déguste glacé dans de petits verres comme un digestif, au même titre que la grappa, l’alcool d’anis ou de fenouil.

Entre Salerne et Amalfi, ne pas manquer de rendre visite à l’un des cuisiniers les plus charismatiques d’Italie. Rocco Iannone est un chef hors du commun, au caractère bien trempé, qui réalise une cuisine italienne de la mer, puissante et iodée, sans fioritures et dépourvue du moindre additif chimique. Tous les matins, il part acheter le poisson à bord de sa vieille Ford Mondeo et n’utilise que les légumes de ses propres petits maraîchers de la côte. Il fabrique ses merveilleux coulis à partir des tomates cultivées sur les pentes du Vésuve. Surnommé « le communiste » par les autres chefs étoilés, Rocco est capable d’enthousiasmer n’importe quel public de gastronomes avec ses « simples » pâtes au poulpe et au citron auxquelles il donne une énergie incroyable.

L’autre émotion gourmande, vous l’éprouverez à Amalfi, qui abrite l’un des plus réputés restaurants de l’Italie du Sud, La Caravella, fondé en 1959. Son chef, Antonio Dipino, n’a pas attendu la mode du « manger local » pour n’utiliser que les produits de sa région : poissons et crustacés bien sûr, mais aussi fromages, huile d’olive, fruits et légumes qu’un paysan vient lui livrer chaque jour à dos de mulet.

Enracinée dans son terroir, la cuisine d’Antonio est un hymne à la Méditerranée de ses ancêtres. Où, ailleurs qu’ici, pourrez-vous ainsi manger un espadon au fenouil sauvage enveloppé dans une feuille de citronnier ?

Vous pourrez ensuite rejoindre à pied le joli petit village de pêcheurs d’Atrani qui donne sur une crique. Prenez ensuite la route de Ravello, qui longe l’étroite vallée du Dragon plantée de vignes et d’oliviers. Suspendu entre ciel et mer, Ravello est le joyau de la côte, à l’image de la gothique Villa Rufolo où Wagner acheva en 1880 son « Parsifal ». Ses jardins fleuris et ses terrasses baroques offrent un panorama à couper le souffle sur le golfe de Salerne. Chaque été, la Villa Rufolo accueille un festival de musique classique réputé au cours duquel les musiciens jouent en plein air, le soir, avec la mer en toile de fond…

A 8 km à l’ouest d’Amalfi, il vous faudra rouler jusqu’au village de Furore, construit à flanc de falaise, où vit une vigneronne d’exception, Marisa Cuomo. Son vin blanc a été élu plusieurs fois « meilleur vin blanc d’Italie » au détriment de ceux de Vénétie. Vieilles d’un siècle, ses vignes fouettées par le vent de la mer ont la particularité d’avoir leurs racines plantées sous la route du village, de sorte que leurs troncs sortent horizontalement à travers un mur de pierre. Ses vins denses et nerveux possèdent une belle sensualité. Hélas, ils ne sont pas exportés ; il faut donc venir ici pour les déguster.

Si vous êtes amateur de fromages, prenez une journée pour vous rendre à Eboli, à 34 km au sud-est de Salerne. C’est là qu’Angelo Madaio et son père, Antonio, ont fondé Casa Madaio. Au départ, Antonio se contentait de fabriquer une très bonne mozzarella di bufala (au lait de bufflonne). Puis lui et son fils se sont mis à affiner dans leurs caves les meilleurs fromages du sud de l’Italie, comme le caciocavallo, provenant du lait de vaches rouges (marron cuivré en réalité) que l’on ne trouve que dans le sud de la Campanie. Ce fromage d’une couleur foncée, qui ressemble à une grosse poire, est affiné de douze mois à quarante-huit mois à 1 700 m d’altitude. Autre merveille : le canestrato, un fromage de brebis de la famille des pecorinos qui a été pressé dans un panier dont il a gardé l’empreinte avant d’être affiné douze mois en altitude. Fabuleux.

Emmanuel Tresmontant, extrait du Monde.fr