The Iceman

Synopsis:

Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé « The Iceman », un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel.

Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?

Critique du Monde, Par Noémie Luciani.

Aux yeux de sa famille et de ses proches, Richard Kuklinski est un père et un mari modèle qui travaille dans la finance. Mais c’est comme tueur à gages pour le compte des groupes mafieux locaux que Richie gagne en réalité sa vie… Surnommé « The Iceman » (« L’Homme de Glace ») en raison de sa manière très spéciale de procéder (il congelait ses victimes pour empêcher les médecins légistes d’évaluer l’heure de leur mort), Richie mena ainsi une double vie pendant plus de vingt ans, sans éveiller le moindre soupçon chez sa femme ou ses filles.

Pour adapter cette terrifiante histoire vraie (on attribue à Kuklinski plus d’une centaine de meurtres), le réalisateur Ariel Vromen a beaucoup misé sur son casting. Dans le rôle de Richard Kuklinski, Michael Shannon (Les Noces RebellesTake Shelter) est explicitement mis au défi de rivaliser avec l’un des acteurs les plus emblématiques du film de gangster : Ray Liotta, interprète inoubliable du mafieux Henry Hill dans Les Affranchis(Martin Scorsese, 1990), qui joue ici le rôle du parrain Roy Demeo.

Si la présence de Ray Liotta n’a d’intérêt réel que par sa capacité à nous remettre en mémoire l’univers de Scorsese, la prestation de Michael Shannon, toute de micro-expressions qui se font petites gestes, puis élans ravageurs à mesure que les tensions montent et que son sang-froid légendaire finit par lui manquer, est parfaite. Il demeure cependant, avec une Winona Ryder étonnante dans un rôle de femme-enfant complètement aveugle à la double personnalité de son mari, la seule raison valable d’aller voir le film.

Accumulant les lieux communs, Ariel Vromen opte pour une mise en scène très théâtrale : pas plus toutefois que celle de bien des chefs-d’œuvre du genre, mais moins inventive, et surtout au service d’un scénario sans imagination. Lourds effets sonores explicitant la nervosité du personnage principal, cadrages dépourvus de naturel et répliques clinquantes, tout vise l’efficacité, et crie l’absence de style.

 

Ma note 13/20.

Laisser un commentaire