The Town

Synopsis:

Doug MacRay est un criminel impénitent, le leader de facto d’une impitoyable bande de braqueurs de banque qui s’ennorgueillit de voler à leur gré sans se faire prendre. Sans attaches particulières, Doug ne craint jamais la perte d’un être cher. Mais tout va changer le jour où, lors du dernier casse de la bande, ils prennent en otage la directrice de la banque, Claire Keesey.
Bien qu’ils l’aient relâchée indemne, Claire est nerveuse car elle sait que les voleurs connaissent son nom… et savent où elle habite. Mais elle baisse la garde le jour où elle rencontre un homme discret et plutôt charmant du nom de Doug….ne réalisant pas qu’il est celui qui, quelques jours plus tôt, l’avait terrorisée. L’attraction instantanée entre eux va se transformer graduellement en une romance passionnée qui menacera de les entraîner tous deux sur un chemin dangereux et potentiellement mortel.

Mon avis:

Ben Affleck est un réalisateur en pleine construction, il ne faut pas l’oublier à la vision de The Town, et ce même si son premier et brillant essai Gone Baby Gone avait fait forte impression. Il ne faut pas s’attendre à revoir la perfection ultime de Heat. Pourtant la comparaison est quelque part inévitable: un film de braquage, un type qui veut raccrocher, une love story compliquée à gérer qui apparaît au milieu, ce sont en effet des éléments qui caractérisent Heat. Mais the Town n’a  pas l’ambition de détrôner ce maître étalon du polar tragique, car Affleck est apparu comme un metteur en scène classique dans la veine d’Eastwood, et non un esthète comme Mann. Ainsi, si on peut comparer sur certains points de l’intrigue les deux films, sans que jamais the Town n’arrive aux épaules de Heat, il convient de relativiser les choses et de ne pas y voir du sous Michael Mann car il est évident que Ben Affleck n’avait pas cette prétention là. Son film, sélectionné à la Mostra de Venise Hors Compétition, est  maîtrisé de bout en bout et d’une efficacité sans failles. Deux heures qui filent à toute vitesse et qui confirment tout le bien qu’on pouvait penser de Ben Affleck réalisateur qui poursuit des thématiques qui lui sont chères, dresse le portrait magnifique d’un des pires quartiers de Boston et livre un film sérieux, évidemment sous influence, mais de haute volée. A noter que cette love story apparaît peu crédible au départ, pour peu à peu être véritablement au cœur de l’intrigue.

Toujours pas de chef d’oeuvre en vue mais il y arrivera un jour s’il continue sur cette voie, car le bonhomme possède vraiment quelque chose. Peut être faut-il sortir de Boston pour cela?

 

Ma note 14/20.

 

 

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